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SUITE et ... FIN du PACTE pour la RECHERCHE ...
Le 7 mars 2006, le projet de loi de programme pour la Recherche a été adopté par l'Assemblée Nationale.
Le 16 mars, une commission mixte paritaire Assemblée-Sénat (demandée en " urgence " par le Gouvernement) a rendu ses conclusions ; leur lecture publique s'est déroulée le 4 avril à l'Assemblée Nationale.
Le texte prévoit la création d'un Haut Conseil de la Science et de la Technologie (HCST) et d'une Agence d'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur (AERES).
Il prévoit également la mise en place de Pôles de Recherche et d'Enseignement Supérieur (PRES) pouvant bénéficier de crédits d'impôt, d'établissements Publics de Coopération Scientifique (EPCS) et de fondations de coopération scientifique.
L'Agence Nationale de la Recherche (ANR) est transformée en établissement public et l'Académie des Technologies en un établissement public à caractère administratif.
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Le pôle nouveau est arrivé ...
Il s'appelle ORPHEME et vient d'être labellisé " pôle de compétitivité " le 6 mars 2006 par le CIACT (Comité Interministériel d'Aménagement et de Compétitivité des Territoires).
Cette labellisation du pôle santé spécialisé dans les " pathologies émergentes et
maladies orphelines " est le succès de la coopération des deux régions PACA et
Languedoc Roussillon représentées par les associations Bioméditerranée* (PACA)
et Holobiosud (Languedoc Roussillon).
Cette décision renforce le rayonnement et l'attractivité du territoire Marseille Provence et
illustre le poids économique de la région.
* Bioméditerranée est présidée par Marc Pouzet, Vice Président de la CCI Marseille Provence, membre
fondateur et co-président de Bioméditerranée, et Gérard Papierok, Directeur Général de Bio Veto Test - groupe
Virbac.
La thématique d'ORPHEME se décline sur quatre axes :
- le diagnostic et l'immunothérapie des cancers
- le traitement de maladies neurologiques rares ou associées au vieillissement,
- le diagnostic et les thérapies des maladies tropicales et infectieuses,
- le dispositif médical.
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Du nouveau pour le label Carnot !
François GOULARD, ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, a
communiqué, jeudi 16 mars, la liste des 20 premiers groupements de laboratoires de
recherche publique labellisés Carnot.
Le ministre avait lancé le 24 octobre 2005 un appel à candidatures pour l'attribution de ce
label. 67 dossiers de candidature avaient été reçus. L'Agence Nationale de la Recherche
(ANR) consacre une enveloppe de 40 M€ au financement de ce dispositif en 2006.
La labellisation Carnot, démarche qui s'inspire des meilleures pratiques internationales, est
une des mesures du Pacte pour la recherche.
L'image de marque du label et la création de la Fédération Carnot, qui regroupera
l'ensemble des laboratoires labellisés, rendront plus visibles les équipes de recherche qui
coopèrent efficacement avec des partenaires, entreprises ou collectivités locales.
" Compte tenu des résultats de cette première sélection, je lancerai dès le mois de juin prochain un second appel à candidatures ", a annoncé François Goulard.
Ce dispositif, qui s'inspire d'expériences réussies dans plusieurs pays européens, améliorera la visibilité de la recherche technologique française en donnant aux structures labellisées "Carnot" une image commune de compétence, d'efficacité et de professionnalisme.
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Thé ou café en compagnie de Jacques Boulesteix
Le 9 février dernier, un petit déjeuner était organisé par la Faculté d'Economie Appliquée de l'Université Paul Cézanne sur le thème :
" la phototonique au cœur de l'innovation du XXIème siècle ".
L'invité était Jacques Boulesteix, président de POPsud et du CNOP (Comité National d'Optique et de Photonique), et l'animation assurée par Jean-François Lemaître, vice-président de l'ADER PACA.
Jacques Boulesteix a partagé avec professionnels et étudiants sa vision de la photonique, en insistant sur le rôle spécifique de technologie générique joué par ce secteur. La place grandissante de la photonique dans les mécanismes d'innovation participe à une véritable explosion du marché depuis 10 ans, marché mondial estimé à 500 milliards de dollars en 2010.
La démarche " Bottom up ", adoptée par Popsud (regroupement privé et public en matière de recherche en optique et photonique) depuis 2000, s'est poursuivie par le projet européen " Optitec " en 2003 et a finalement favorisé l'actuel pôle de compétitivité " photonique : systèmes complexes d'optique et d'imagerie ".
L'ADER PACA AU GRAND JURY "NOUVEAUX PRODUITS "
Après 18 mois de travail, de recherche, d'études de marché et de créativité, les étudiants de 2ème année de l'Isema (Institut Supérieur d'Etudes en Management Agroalimentaire) ont présenté devant les professionnels, le 24 février 2006 au Palais des Papes, les produits qu'ils ont inventés. En quelques minutes, il leur a fallu convaincre et faire goûter le fruit de leur travail. Cette manifestation est réalisée en partenariat avec l'Agroparc d'Avignon.
Yves BAYON de NOYER, Vice Président de la CCIS et de l'Association Nationale des Industries Agroalimentaires, pilote la création du Pôle européen d'innovation fruits et légumes ; tout en félicitant les étudiants de leur créativité , il a tenu à rappeller les facteurs clés du succès du pôle :
- Créer des richesses nouvelles sur cette filière en développant des produits innovants à base de fruits et légumes répondant aux modes de consommation de demain, mais aussi la recherche et l'innovation pour obtenir une dynamique de création d'emplois en région de + 10 % en 5 ans
- Créer des partenariats nouveaux et ambitieux pour l'innovation de type nouveaux modes d'échanges entre les différents acteurs, partenariat avec les principaux acteurs de l'agriculture et de l'industrie alimentaire pour avancer vers un objectif commun
- Conforter sa visibilité internationale.
En savoir plus
BREVES
7 mars :
Participation au forum Entreprise de l'institut d'Administration des Entreprises d'Aix-en-Provence regroupant l'ensemble des étudiants et anciens de l'IAE en présence d'une cinquantaine d'entreprises (groupes, PME-PMI implantées en PACA).
31 mars :
Journée Droit et Cosmétique à la Faculté de Droit à Aix en Provence
L'ADER PACA, associée à la manifestation, sera présente pour délivrer de l'information à tous les participants à chaque temps forts de la journée.

Bernard Courtois
Nous avons demandé à Bernard Courtois *son avis sur le nouveau " Pacte de la Recherche " et sur l'avenir des Ader dans le cadre de cette Loi.
L'ADR de Grenoble a été créée en 1929, afin de participer au développement économique de la région Grenobloise en mettant
concrètement en rapport les universités et les Industriels. De nombreuses personnalités, présidents d'université et chefs
d'entreprise, ont débuté leur carrière comme … employé de l'ADR. Le premier d'entre eux a certainement été le premier directeur de
l'IPG, Institut Polytechnique de Grenoble, en 1932. J'ai personnellement été aussi employé de l'ADR, avant d'y devenir Chef de
Service, comme l'avaient été d'illustres tout premiers chefs de Service, tels que Louis NEEL et Jean KUNTZMAN. Depuis, l'ADR de
Grenoble a vu passer près de 10 000 salariés, chercheurs ou ITA de la recherche. L'ADR de Grenoble est membre de la COPADER, comme
l'est l'ADER PACA et comme le sont de nombreuses autres associations semblables en France.
Les ADR jouent un rôle clé dans le dispositif de recherche : liaison entre Industrie et recherche, elles assurent une gestion
souple et efficace, que seul ce type de structure peut assurer. Le Gouvernement ne s'y est d'ailleurs pas trompé, puisqu'il propose
de leur reconnaître (enfin ! ) la place qu'elles méritent. Il faut bien reconnaître que la structure (comptable) des organismes
publics ne se prête pas à la gestion de la recherche…. Au lieu de se simplifier, les-dites structures se complexifient…La LOLF en
est l'exemple type, c'est à dire antinomique de la recherche ! Il est bien évident que les établissements, les chercheurs doivent
être évalués, mais selon des critères bien spécifiques, peut-être la nouvelle AER sera-t-elle une solution efficace ? Le
Gouvernement propose également des structures de gestion telles que les SAIC mais ceux-ci sont bien trop proches de la comptabilité
publique pour être efficaces. Les filiales de type SA sont également citées, mais celles-ci sont incompatibles avec la gestion de
la recherche de par leur caractère "commercial". Leur rôle devrait se cantonner à la gestion d'actifs, telles que des participations
au capital de sociétés commerciales. Grenoble avait été là encore à la pointe avec la création d'une filiale commerciale de l'ADR
en 1988 : UNIVAL, pour répondre à ces besoins. Malheureusement, ces dernières années, l'ADR et UNIVAL, pourtant communes à toutes
les Universités de Grenoble, ont été affaiblies par des Universités chacune voulant disposer de leurs structures de valorisation…
Elles méconnaissent ainsi le fonctionnement de leurs labos… qui ont bien souvent plusieurs universités pour tutelles…
Ces aspects de valorisation de la recherche publique sont l'un des 6 objectifs du Pacte pour la recherche. Ils représentent
indéniablement une avancée et une poursuite de la Loi sur l'Innovation de Claude ALLEGRE. Je pense ici aux mécanismes de création
de jeunes entreprises innovantes, un point fondamental de cette Loi. La difficulté ici est que l'évolution des mentalités est un
processus très lent, qui ne peut se développer qu'au fil des générations de chercheurs, mais reste un point fondamental de la
contribution de la recherche à la Société. D'ailleurs, je pense personnellement que la création d'emplois devrait faire partie des
critères d'évaluation des labos et des chercheurs. Il y a d'autres points positifs dans le Pacte, tels que les créations de l'ANR,
de l'AER, et puis il y a des créations , certes intéressantes, mais non sans risque de confusion par l'empilement de structures
diverses à finalités peu différentes … telles que les PRES, les campus, les labels CARNOT,… Peut-être cette diversité
sera-t'elle un atout ? Il est de toutes façons positif qu'un grand débat ait eu lieu et se poursuive, si toutes les parties
dépassent nos clivages habituels tels que Universités/Grandes Ecoles, Universités/Grands Etablissements tels que CNRS,
INSERM, etc., et recherche fondamentale/recherche finalisée. Bien souvent, cette diversité est un atout que nous envient
d'autres pays, et la recherche finalisée ne peut que se nourrir de recherche fondamentale.
* B. COURTOIS, Directeur de Recherches au CNRS. dirige le Laboratoire TIMA (Techniques de l'Informatique et de la
Microélectronique pour l'Architecture) et le Service CMP ; Il est aussi l'auteur de plus de 400 publications ; responsable de
très nombreux contrats de recherche, il a participé à la création de 4 sociétés dont 1 est
entrée en Bourse.
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